Famille, amis, connaissances ou anciens élèves de Monsieur Fernand ROCHE, vous trouverez ci-dessous quelques tranches de vie. Ces quelques lignes ne demandent qu'à se multiplier. Alors, n'hésitez pas à partager vos souvenirs via l'enveloppe présente en haut de cette page.

Lorsque nous étions enfants et que Papi souhaitait que nous allions lui chercher un objet oublié, il lui suffisait de prononcer une expression magique, "va me chercher (telle chose) et tu seras un type". Immédiatement, nous obtempérions!
Cette phrase qui a priori ne signifie pas grand chose, était sa manière de nous dire qu'il nous en serait reconnaissant et que nous serions vraiment des personnes formidables...

Papi était impatient de débuter les repas. Tellement pressé que son objectif était de les commencer dès que son assiette était pleine et ce, sans attendre que tout le monde soit servi et la maîtresse de maison assise !
Pour cela, il recherchait des alliés (dilution des responsabilités). Tout naturellement, il demandait à ses petits enfants de l'aider dans son combat contre la faim ! Malheureusement pour lui, notre éducation, ou peut-être tout simplement la présence de nos parents, nous empêchait de l'accompagner ! Ainsi, la chance de se faire fâcher augmentait pour lui !

Il ne lui était pas facile de nous dire qu'il nous aimait. J'ai eu le privilège qu'il me l'écrive un jour, dans une lettre de réponse à un enfant qui demandait des nouvelles de son grand-père hospitalisé...

Avant de terminer ces quelques lignes et que vous preniez à votre tour votre plume, un petit mot sur la femme de sa vie.

Madame Roche, que nous appelions communément "Mamie de Belvès" lorsque nous l'évoquions, était un être adorable. Sa gentillesse, ses attentions et l'amour qu'elle nous portait faisaient d'elle la grand-mère idéale, que tout un chacun aurait souhaité avoir.

Mamie avait, notamment, en plus de sa passion pour les fleurs, le don de la cuisine. Ses plats exquis (cuisine française avec des accents périgourdins !!!) faisaient d'elle un véritable cordon bleu. Chaque passage à table était une véritable fête... D'où peut-être, l'empressement de Papi à débuter les repas...!!!

En plus d'être d'une qualité mémorable, chaque mets était également réalisé en quantité ! Une fois notre assiette succulente terminée, il nous fallait alors longuement palabrer afin que notre abdomen puisse échapper aux éventuels maux générés par des coups de fourchettes en trop !!! Ce n'était pas chose facile puisqu'il fallait résister à ses assauts répétés !!! et ce, avant qu'elle ne finisse par capituler.

Mamie avait également pour habitude de nous téléphoner chaque dimanche matin afin que les distances se raccourcissent entre nous. Aujourd'hui encore, ce jour là, je me surprends parfois à penser au bonheur que cela me faisait d'entendre sa voix et de savoir qu'elle pensait à nous...

Ce sont tous ces instants qui font que nos souvenirs demeurent impérissables et que ces deux magnifiques personnes nous manquent...


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